CMD3 : Pour un MORATOIRE !

Communiqué de l’ACLD24PSP

La mise en place brutale et sans aucune consultation des usagers de la redevance dite “incitative” et des Points d’apport dits “volontaire” a entrainé une flambée des tarifs notamment pour les foyers populaires – tarifs qui ne cessent d’augmenter -, et une très problématique dégradation du service rendu. Cette redevance n’est ni sociale ni incitative, elle est tout simplement punitive. Quant aux Points d’apport ils sont souvent très éloignés des habitations et inaccessibles, pour la plupart d’entre eux, aux personnes à mobilité réduite, handicapés ou tout simplement âgées. Avec cette redevance, le SMD3 s’est transformé en un Service public industriel et commercial (SPIC), porte grande ouverte au privé avec Paprec, Veolia ou Suez.

Dès le début notre Association citoyenne de lutte déchets 24 pour un service public (ACLD24PSP) a dénoncé ces décisions n’allant aucunement dans le sens de la véritable et nécessaire réduction des déchets et a revendiqué le retour à la TEOM avec une véritable et significative part incitative, un retour partiel et ciblé aux PAP, des points de regroupement proches des lieux de vie et des bacs bio-déchets en nombre suffisant et en libre ouverture.

Cela passe pour nous par l’instauration d’un moratoire.

Face à l’ampleur du mécontentement, à l’existence d’une réelle et constructive opposition au sein même du Comité syndical et à la cinquantaine de conseils municipaux ayant voté des motions de défiance, le Président du SMD3 arguant d’une situation financière nécessitant des “augmentations des tarifs de 35 à 40%” – des chiffres qui mériteraient d’être justifiés – a annoncé qu’il convenait de revenir en urgence à la TEOM, pour aller vers la TEOMI, sans pour autant changer ni le mode de collecte, ni le forfait, ni l’usage de la carte ou le nombre de passages autorisés.

Au-delà de ce constat d’échec, il est essentiel selon nous de prendre le temps de la réflexion pour élaborer, avec le concours des usagers, des élus, des associations, des collectifs, des syndicats et des professionnels, un système socialement juste et efficace, prenant en compte la production réelle des déchets et permettant leur réelle diminution. Tenant compte des enjeux, de l’exigence démocratique et de l’impérieuse nécessité de rétablir la confiance, cela ne peut se faire dans l’urgence à l’intérieur du seul Comité syndical convoqué pour le 23 juin. Ne reproduisons pas ce qui a été fait lors du passage à la RI et aux PAV ! C’est ce qui nous conduit, avec le soutien actif du PCF, de LFI, de Génération S, de l’Après et d’Europe Écologie Les Verts, de réclamer à nouveau ce Moratoire.

Pour faire entendre ces exigences, nous appelons tous les usagers mécontents du système et désireux de réels changements à se rassembler le 23 juin devant le siège du Comité syndical à 17h. Nous les invitons également à interpeler sans plus attendre leurs élu-e-s